L’argent public vient au secours de Galileo
Les 27 pays de l’Union européenne se sont engagés à financer eux-mêmes le système concurrent du GPS américain. Mais ils restent divisés sur les modalités.La rédaction, avec Reuters , 01net., le 11/06/2007 à 12h30
L’Union européenne s’engage à financer sur fonds publics l’infrastructure de Galileo, l’ambitieux système européen de positionnement par satellite menacé par la défaillance du secteur privé.
Mais les ministres des Transports des Vingt-Sept, qui se sont réunis au Luxembourg en fin de semaine dernière pour sauver ce projet-phare, restent fortement divisés sur les modalités précises du financement. La question a été reportée à l’automne prochain.
Le secrétaire d’Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, n’a pas caché que l’heure était grave après que les industriels aient refusé de prendre le moindre risque financier, et ce, malgré l’engagement qu’ils avaient pris il y a deux ans. En 2005, un partenariat avec le privé avait été choisi pour financer ce projet concurrent du GPS (Global Positioning System) américain.
C’est l’attitude du consortium choisi pour exploiter la constellation des 30 satellites qui explique la nécessité pour l’argent public de pallier sa défaillance. « Galileo, cela aurait très bien pu se terminer aujourd’hui, a-t-il déclaré. Cela aurait été un signal terrible pour l’Europe. » « Nous pouvons remettre le projet Galileo sur le pas de tir pour le rendre opérationnel en 2012 » , s’est réjoui Jacques Barrot, le commissaire européen aux Transports.

