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Les autorités françaises et allemandes alertent les utilisateurs à propos d’une faille touchant le navigateur de Microsoft. Le Centre d’expertise gouvernemental de réponse et de traitement des attaques informatiques (Certa), un organisme dépendant de la Défense nationale, a émis vendredi un bulletin d’alerte très officiel. Ainsi, pour parer d’éventuels problèmes et en attendant la publication d’un correctif par Microsoft, il « recommande l’utilisation d’un navigateur alternatif. [Il] rappelle également qu’il est fortement conseillé de naviguer sur Internet avec un compte utilisateur aux droits limités et de désactiver l’interprétation de code dynamique (JavaScript, ActiveX…). De plus, l’activation du DEP (Data Execution Prevention) peut limiter l’impact de cette vulnérabilité. » On ne saurait être plus clair (lire le communiqué complet du Certa). En Allemagne, le BSI (une agence fédérale chargée de la sécurité dans les technologies de l’information) fait la même recommandation. Des attaques via Explorer 6Si Microsoft France n’a pour l’heure pas réagi, Microsoft Allemagne n’a pas beaucoup apprécié l’alerte lancée par le gouvernement. Selon l’agence de presse AP, l’éditeur a insisté sur le fait que le grand public et les internautes lambda n’avaient pas à s’inquiéter outre mesure. Le réglage à leur plus haut niveau de tous les paramètres de sécurité peut limiter grandement d’éventuels dégâts, a-t-il précisé. Microsoft refuse en tout cas de cautionner les mises en garde du BSI allemand. Quoi qu’il en soit, les uns et les autres reconnaissent que ce problème de sécurité ne cause pas de dégâts en soi, mais ouvre une brèche exploitable par des pirates. C’est ce qui s’est passé pour Google en Chine. Pour l’heure, les attaques connues n’ont été lancées qu’au travers d’Internet Explorer 6. IE8 est moins vulnérable, la fonction DEP étant activée par défaut sur ce navigateur. La faille permet d’intégrer à distance du code malicieux dans le navigateur et de prendre le contrôle de la machine en disposant des mêmes droits d’accès que l’utilisateur. Mais pour cela, il faut inciter les victimes à cliquer sur un lien qui activera le code. Une attaque qui passe généralement par l’envoi d’ e-mails ou de messages instantanés fournissant ce lien. |



